Reset – donuts – Gumbo

 

 

greenwichvillage

 

Jamais je n’avais rêvé d’Amérique. Surtout pas d’Amérique du Nord.

Mais il fallait que je parte loin et surtout de moi-même. Comme un ordinateur qu’on met hors tension quand tout commence à déconner.

 

Sleepless in NY

 

 

 

L’une de mes connaissances d’université vit dans ce monstre urbain. C’est ainsi que Max devient l’un de mes guides dans cette grosse pomme. Marketing, DJsets, model agency, je plonge dans son monde avec l’aisance d’un poisson dans le bitume.  Mon carnet à dessin à portée de main, sa ♥musique dans les oreilles, j’arpente le Manhattan des « winners » (son terme favori), ainsi que le Brooklyn gentrifié où il m’héberge.

 

 

A quelques arrêts de subway, Coney Island, iconique et  fascinante foire aux bestiaux, dont je fais bien évidement partie. Tout y est cliché, presque canonique. Un peu plus loin en version « bout du monde », il y a Rockaway beach.

 

 

J’ai bien plus de souvenirs et d’histoires que de photos sur mon séjour dans la grosse pomme. Ce qui fait de moi je pense, un piètre reporter mais un humain convenable.

 

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Kidane

 

Par exemple, ma voisine de lit (auberge de jeunesse), réveillée par mon retour à 7h du matin en grande excitation (un des effets secondaire du curling lorsqu’il interfère avec le bourbon apparemment), qui me conseille d’aller à Toronto… à 8h30 et 2,8 grammes d’alcool dans mon sang, j’avais ma place de bus et enfin, l’envie de dormir.

 

Furets d’Ontario

 

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Dormir chez l’habitant, le vrai, pas l’aubergiste déguisé en hôte, c’est peut être atterrir sur le canapé de Ruby, dont le domicile est également un refuge pour les furets. Si la décoration, entièrement dédiée à ces petites mais redoutables bêtes me fait doucement marrer; je me vois vite renoncer à siester sur place, car les cages sont nettoyées dans l’après-midi, les furets sont alors libres de circuler dans l’appartement.

 

Queen’s day, may 2016, Toronto

Voyager seul me permets d’écouter mon rythme propre. Un après midi, je m’assoupis dans  l’herbe au bord du lac. A mon réveil, il est presque 18h. Je n’ai plus envie d’être actif, je veux flâner et siester sous les saules pleureurs.

 

 

Je rencontre ♥Imogen juste avant de quitter le Canada.

L’un des moyens pour se rendre aux chutes du Niagara est de se faire passer pour les clients d’un casino. Arrivée au rendez-vous du bus, je suis pris de doutes : tout est rédigé en chinois, aucun horaire n’est indiqué. Je tente d’obtenir une confirmation lorsque Imogen s’approche et me rassure. Nous nous séparerons à plus de minuit passés, après avoir arpenté la ville et survolé nos vies respectives.

 

toronto

Toronto

 

Je commençais à peine à reprendre pied en moi-même.

Je me suis alors demandé où je souhaiterais me rendre, si je le pouvais, d’un claquement de doigts. La Nouvelle Orléans était  à un jour et demi de bus.

Alors, j’ai claqué mes doigts.

 

« Le jazz c’est comme les bananes, ça se consomme sur place »

J.P Sartre

Il y a d’abord eu les heures de bus. Ces inconnus en transfert, ces histoires en suspens.

        Comme celle de Sofia, fascinée par mon boitier reflex, qui se rêve journaliste, mais surtout revenir un jour au Salvador, ce pays qu’elle vient de quitter et qu’elle me raconte par bribes, parfois interrompue par ses parents, pour lesquels elle fait office d’interprète, étant la seule de la famille à parler anglais.

Sofia a 12 ans. cela fait deux jours qu’elle est aux États-Unis.

 

 

Lors d’une escale, je lui confie mon boîtier, puis nous regardons/racontons ses images une partie du trajet qu’il nous reste à faire ensemble.

 

 

Aller vers l’autre comme on part à l’aventure.

 

Big Easy/ Nouvelle Orléans/ Nola

 

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Il faut imaginer ce mélange d’hystérie collective et la nonchalance du Deep South.

 

 

Ici, le coeur est touché par la beauté des sons (et l’estomac par les odeurs de soul food). De la musique des clubs, de celle de la rue à celle ♥de la langue.

 

 

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J’ai l’impression d’être à l’abri du temps.

 

 

Beaucoup des gens que je rencontre à Nola, ont, prolongé leur séjour initial. Le champion à ce jeu là étant un type me racontant être venu ici pour des vacances d’une semaine. Cela fait maintenant deux mois qu’il vit à l’India House (notre auberge… Mais que diable fait-il dans la vie cet homme-là ?!).

 

 

Un soir, il rentre des bières à la main :  ce fou nous annonce qu’il vient d’acheter une maison,  qu’il s’installe ici pour toujours (ok, peu importe son occupation, cela semble être rentable)…et que ça se fête.

 

 

Peut être aurais-je du moi aussi rester à Nola.

De fait, rentrer à New york se révéla bien plus laborieux que prévu. Le plus épique de mes voyages en bus.

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